Radiothérapie par Gamma Knife

Paris : découvrez le Gamma Knife, cet appareil qui permet d’opérer le cerveau sans l’ouvrir

Le public pourra découvrir ce fleuron de l’innovation technologique médicale samedi 20 mai à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière (Paris XIIIe), à l’occasion des portes ouvertes de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris, (AP-HP).

Samedi, à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière (Paris XIIIe), le grand public pourra découvrir cet appareil qui permet d'opérer en ciblant précisément les zones à soigner, sans intervention chirurgicale. L’établissement est l’un des trois seuls sites en France à détenir ce bijou scientifique.
Samedi, à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière (Paris XIIIe), le grand public pourra découvrir cet appareil qui permet d’opérer en ciblant précisément les zones à soigner, sans intervention chirurgicale. L’établissement est l’un des trois seuls sites en France à détenir ce bijou scientifique. AP-HP

Par Élodie SouliéLe 16 mai 2017 à 14h30, modifié le 16 mai 2017 à 20h46

Opérer le cerveau sans ouvrir la boîte crânienne et sans anesthésie générale ? Détruire une tumeur cérébrale, des métastases, par des rayons ultra-ciblés, avec une précision d’un demi-millimètre près ? Ce n’est plus un rêve de neurochirurgien, c’est une réalité : le « Gamma Knife », un fleuron de l’innovation technologique médicale que pourra découvrir le public, samedi 20 à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière (XIIIe), à l’occasion des portes ouvertes de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris, (AP-HP).

Paris  : découvrez le Gamma Knife, cet appareil qui permet d’opérer le cerveau sans l’ouvrir

Le service de radiochirurgie de l’établissement parisien est l’un des trois seuls sites de France, avec les centres hospitaliers de Lille et de Marseille, à détenir ce bijou scientifique qui n’en finit pas d’évoluer : 6 ans après son installation à la Pitié-Salpêtrière, le « Gamma Knife » vient de s’enrichir d’un troisième élément : la technologie ICON, un pas supplémentaire vers la précision, pour des opérations qui ne supportent aucune approximation.

Car irradier une tumeur de façon efficace sans être toxique pour le cerveau est un travail d’orfèvre. « Il faut être extrêmement précis, cette technique le permet », confirme le Dr Charles Valéry, neurochirurgien dans ce service de pointe. « Le cerveau se prête parfaitement à une telle précision car il ne bouge pas, c’est en fait le seul organe du corps humain qui reste immobile, comme enfermé dans une boîte », explique-t-il.

En pratique, pour chaque patient et chaque zone à traiter du cerveau, les médecins doivent « construire un repère mathématique fixe et gradué, un cadre que l’on fixe sur le crâne du patient, qui permettra de préciser au maximum où doivent être envoyés les rayons gamma. La grande innovation de Gamma Knife, c’est de pouvoir créer ce repérage sans avoir à construire un cadre ».

Certaines tumeurs soignées en 24 heures

Grâce à la machine, qui tourne comme un scanner, calcule et enregistre le moindre détail de la zone à traiter, un masque sera ensuite élaboré. « Cela permet de traiter en quelques séances une grosse lésion, voire en une seule pour les moins importantes. C’était impossible auparavant », s’enthousiasme le Dr Valéry. Habituellement, un traitement par radiothérapie impose plusieurs dizaines de séances, jusqu’à 30 en moyenne.

A la Salpêtrière, un patient rentré la veille au soir peut subir « l’opération » le lendemain matin, en une quarantaine de minutes. Certaines tumeurs trop petites ou mal situées, réputées inopérables par la chirurgie classique, peuvent désormais être soignées en 24 heures… « J’ai vu des gens reprendre le travail et une vie normale après ce genre de lésion, c’est réjouissant », sourit le médecin.

Depuis que les neurochirurgiens de la Pitié-Salpêtrière sont équipés du Gamma Knife, « nous sommes passés d’environ 400 patients traités par an à 900, à raison de 4 patients par jour en moyenne, précise le chirurgien. Avec sa dernière innovation Icon, non seulement nous pourrons traiter un ou deux patients supplémentaires chaque jour, mais en plus elle permet de soigner plus de lésions ».

Des tumeurs et métastases cérébrales, des tumeurs bénignes des méninges, ou de la zone très délicate du nerf optique. « Au niveau cérébral, on arrive à faire reculer la maladie », affirme-t-il avec espoir. Des espoirs, Gamma Knife Icon en porte aussi dans le traitement de la maladie de Parkinson. VOIR LES COMMENTAIRES

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Le témoignage d’une femme de 78 ans souffrant de névralgies du trijumeau droit depuis huit ans et qui ne répond plus à un traitement par médicament littéralement guérie en 40 minutes sur la machine Gamma Knife.

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